Avant de démarrer ce blog, je savais que le monde des tricoteuses pouvait être un joli monde.

Internet m'a permis de trouver juste à côté de chez moi des gens que je ne savais pas géographiquement aussi proches (ou dont j'ignorais tout simplement l'existence). D'autres amitiés solides sont nées de partage de techniques et d'expérience (et je compte bien un jour pouvoir rencontrer en vrai des personnes que j'adore pour ce qu'elles font et bien souvent aussi pour ce qu'elles sont).
On aime ce qu'on fait, on veut en apprendre plus et on y arrive, tout simplement, naturellement, par des rencontres ou des échanges sur des forums ici ou là. C'est un milieu majoritairement féminin, mais où les opinions politiques, les catégories socio-professionnelles et le niveau de revenus importent finalement assez peu. La dynamique est belle et quand on est dedans, on s'y sent bien. Le genre de choses qui te fait croire que finalement, si t'es née fille, t'auras peut-être accès à des ouvertures d'horizon plutôt belles, qui peuvent t'apporter beaucoup plus pour te faire avancer qu'une bête communion devant un match de foot à la télé, avec les bières et les pizzas qui vont avec (même si, soyons honnête, il y a des rencontres pizza-bières (mais sans le foot), que j'ai adorées et qui m'ont fait avancer).

Petit à petit ces dernières années, j'ai mis le pied dans le monde du filage. Bien souvent, on y trouve les mêmes passionnées que pour le tricot, mais avec ce petit quelque chose en plus d'avoir envie de partir du poil de la bête (même couvert de crottes et de paille) pour réussir à en faire du bien plus original (et surtout plus joli) qu'avec les fils du commerce. D'autres filles se lancent dedans, sans forcément avoir des années de tricot avant, juste parce que l'idée est belle. Et celles qui tiennent plus de quelques mois dans cette idée, je les reconnais. Ce sont mes frangines, mes copines, celles qui dépassent l'envie de faire un peu de layette pour un petit morceau de vie qui arrive, mais s'arrêtent très vite quand le petit bout est arrivé, parce qu'elles sont happées par d'autres choses (ou parfois parce qu'elles ont juste envie de passer à autre chose, qui pourra être tout aussi gratifiant et digne d'admiration).

Moi (peut-être parce que j'ai la "chance" d'avoir un boulot qui paie -presque toutes- mes factures et qui donc me permet de voir essentiellement le plaisir dans le tricot et le filage), j'ai envie d'aider à porter des projets réfléchis, qui tiennent la route, qui font sens et qu'on a envie de voir aboutir. Alors je vous invite à participer (en mettant des sous, même juste un tout petit peu) comme je l'ai fait, à la création d'une école musée autour de la fibre, du filage, du tissage (et autres). C'est loin de chez moi, mais j'ai comme une furieuse envie que ça marche, alors, je vous mets juste le lien, c'est pas de la pub, c'est un truc que j'ai envie de croire possible (et qui sera bien, si ça marche).

Vous participez (ou pas), vous y croyez (ou pas), mais au moins, vous aurez vu (et ça vous aura fait envie, non ?).

Schola Lanae

Schola Lanae c'est la création d'une ÂME (Atelier Musée Ecole) au coeur d'un village de Haute-Loire. Un espace où sera dévoilé le travail des fibres textiles par des fileuses passionnées de cet art millénaire qu'est celui du fil. Mais pour ...

https://fr.ulule.com

Parenthèse (peut-être nécessaire) : qu'on ne  m'emmerde pas, s'il y a un ou deux hommes dans le lot, j'accorderai quand même ma grammaire à la majorité, comme au XVIIe siècle, donc au féminin. Les quelques hommes qui partagent ces envies et tentatives devraient se sentir honorés qu'on les considère comme étant des nôtres. S'ils me font un vélo parce que j'ai pas accordé toute ma prose précédente au masculin, je les tape (fille je suis, mais -qu'on se le dise- taper fort je peux)